Retour sur l’AACR 2017 avec Arnaud Bedin, Directeur médical immuno-oncologie et hématologie de Bristol-Myers Squibb France

À l’occasion du Congrès de l’American Association for Cancer Research (AACR), qui s'est déroulé du 1er au 5 avril 2017, à Washington (USA), Bristol-Myers Squibb a présenté ses dernières actualités, notamment dans le traitement du cancer du poumon par immunothérapie. Arnaud Bedin revient sur les données présentées à ce congrès.


Arnaud Bedin, Directeur médical
immuno-oncologie et hématologie,
Bristol-Myers Squibb France


Quelles ont été les grandes données présentées par Bristol-Myers Squibb à l’AACR cette année ?


Tous les ans, lors du congrès AACR, nous présentons de nouvelles données issues d’études cliniques en immuno-oncologie. Cette année, nous avons ainsi pu présenter, et ce pour la première fois dans l’histoire de l’immuno-oncologie, des données à 5 ans dans le cancer du poumon non à petites cellules. Ces premières données encourageantes démontrent à nouveau l’intérêt croissant de l’immunothérapie dans le traitement de ce type de cancer. Et c’est une bonne nouvelle pour les patients.


Où en est Bristol-Myers Squibb dans la recherche en immuno-oncologie ?

Bristol-Myers Squibb, pionnier dans le domaine de l’immuno-oncologie, est à ce jour le seul acteur à compter dans son portefeuille deux molécules immuno-oncologiques ayant reçu au moins une Autorisation de Mise sur le Marché (AMM). L’une d’entre elles a reçu plusieurs autorisations dans le mélanome métastatique, le cancer du poumon , le lymphome de Hodgkin et le cancer du rein. Ces avancées offrent aujourd’hui des perspectives considérables à de nombreux patients qui n’avaient plus d’options thérapeutiques.

Prenons l’exemple du rein ; en France on compte environ 11 000 nouveaux cas de cancer par an (INCA) et certains patients peuvent voir leur pronostic vital engagé. Améliorer la prise en charge et le pronostic de ces patients constitue encore aujourd’hui un vrai défi. Avec l’immuno-oncologie, il existe une alternative thérapeutique nouvelle pour le traitement de ce type de cancer, offrant la perspective d’améliorer la survie et la qualité de vie des patients.


Quelles sont les perspectives à venir dans le domaine de l’immuno-oncologie ?

Le champ des possibles offert par l’immuno-oncologie est très vaste. Beaucoup a déjà été fait, mais nous n’en sommes qu’au début de l’exploration. Ainsi, de nombreuses recherches et études cliniques sont en cours, notamment au niveau des associations de molécules, pour définir les meilleures doses, les meilleures durées et optimiser les schémas thérapeutiques. Nous étudions notamment comment traiter la tumeur en ciblant plusieurs mécanismes d'action qui pourraient permettre d'augmenter l'efficacité́ de la thérapie. Aujourd’hui, nous disposons déjà de nombreuses données sur les monothérapies et cherchons à pousser le développement encore plus loin. Chez Bristol-Myers Squibb, nous avons à cœur d’utiliser nos connaissances en immuno-oncologie et d’associer des molécules d’immuno-oncologie entre elles pour essayer d’améliorer en permanence le rapport efficacité / tolérance. Une autre possibilité à l’étude est d’associer une molécule d’immunothérapie avec les autres traitements (chimiothérapies, thérapies ciblées, radiothérapies ou autres).

Nous avons également de nombreuses études cliniques en cours dans d'autres types de cancers. Nous œuvrons en permanence à la compréhension scientifique de l’immuno-oncologie à travers notre portefeuille d’agents expérimentaux ou approuvés et un programme de développement clinique différencié mené sur de larges populations de patients dans un grand nombre de modèles tumoraux.