Les maladies infectieuses : hépatites virales B et C, et VIH

virologie

Certaines maladies infectieuses, comme les hépatites virales et le VIH, représentent un tel enjeu de santé publique, que le Ministère des Affaires sociales et de la Santé a mis en place un système de surveillance de ces maladies, et a développé un certain nombre d’actions pour réduire leur impact sur la santé publique.

Les hépatites virales B et C

 L’hépatite B : L’infection par le virus de l’hépatite B (VHB) est potentiellement grave en raison du passage à la chronicité dans 2 à 10 % des cas, avec un risque d’évolution vers la fibrose hépatique puis la cirrhose2. L’hépatite B peut, en fonction des patients, se présenter en phase aigüe ou chronique.

Un vaccin contre l’hépatite B est disponible, il est recommandé par l’INPES (Institut national de prévention et d’éducation pour la Santé) notamment chez les nourrissons, les pré-adolescents et les personnes à risque3.

Dans le monde, 2 milliards de personnes ont été ou sont infectées par le virus de l’hépatite B, et environ 350 millions seraient porteuses d’une hépatite B chronique3.

Les données épidémiologiques en France sont également préoccupantes. En effet, bien que l’hépatite B touche moins de 1 % de la population, environ 280 000 personnes sont touchées et on dénombre entre 2300 et 3700 nouvelles infections recensées chaque année4.

L’hépatite C : Dans le cas de l’hépatite C, le passage à la chronicité s’effectue dans 65 % des cas environ, et l’évolution vers une fibrose du foie puis une cirrhose est fréquente5.

Tout comme l’hépatite B, l’hépatite virale C peut se présenter en phase aigüe ou chronique.
Le virus de l’hépatite C (VHC) est un virus très répandu dans le monde, avec 185 000 millions de personnes touchées par cette maladie6. La prévalence de ce virus est particulièrement importante en Asie et au Moyen-Orient6.

En France, les données épidémiologiques indiquent que plus de 360 000 personnes ont été en contact avec le virus. Parmi ces derniers, environ 230 000 patients ont été atteint par le virus de l’hépatite C chronique7. Bien qu’à l’heure actuelle, il n’existe pas de vaccin contre l’hépatite C, les dernières avancées décisives de la recherche médicale ont largement contribué au développement de médicaments qui permettent désormais, pour la plupart des patients, de guérir virologiquement de cette maladie et ainsi, d’atteindre la suppression du virus dans l’organisme.

Le VIH, ou virus de l’immunodéficience humaine

Le VIH, responsable du syndrome de l’immunodéficience acquise, ou SIDA, infecte et détruit les cellules du système immunitaire, entraînant la perte des défenses immunitaires et une sensibilité importante aux infections opportunistes. Le pronostic vital des patients infectés peut alors être engagé.

A l’heure actuelle, il n’existe pas de vaccin contre le virus du sida, et en 2011, l’épidémie avait déjà fait plus de 30 millions de morts depuis la découverte officielle du virus en 19818. En revanche, les associations d’antirétroviraux disponibles depuis 1996 ont permis d’augmenter considérablement l’espérance de vie des personnes vivant avec le virus9.

Le nombre de patients infectés par le VIH dans le monde est considérable. Avec environ 7 100 nouveaux cas recensés par jour8, près de 35 millions de personnes vivraient avec ce virus10.

En France, l’épidémie n’est toujours pas maîtrisée et de nouveaux cas de contaminations sont encore constatés. Ainsi, le Ministère des Affaires sociales et de la Santé estimait, en 2010, que plus de 150 000 individus seraient atteints par le VIH.

Nous constatons encore, à ce jour, que la maladie n’est pas systématiquement diagnostiquée chez certains patients et que les patients ne reçoivent pas toujours de traitements antirétroviraux8. Afin d’endiguer l’épidémie et de mieux prendre en charge cette pathologie, les campagnes de prévention et de dépistage sont d’une importance capitale, notamment pour les 50 000 personnes qui, en France, ignorent encore leur séropositivité8.

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Sources

1 Institut National De Prévention et d’Education pour la Santé (INPES).
2 Ameli-Santé. Consulté le 01/03/2016.
3 Institut National De Prévention et d’Education pour la Santé (INPES).Consulté le 01/03/2016.
4 Données 2004. Institut National de Veille Sanitaire (INVS). Consulté le 01/03/2016.
5 Ameli-Santé. Consulté le 01/03/2016.
6 Institut National De Prévention et d’Education pour la Santé (INPES). Consulté le 01/03/2016.
7 Données 2004. Institut National de Veille Sanitaire (INVS). Consulté le 01/03/2016.
8 Données 2011. Institut National De Prévention et d’Education pour la Santé (INPES). Consulté le 01/03/2016.
9 Institut National de Veille Sanitaire (INVS). Consulté le 01/03/2016.
10 Données 2011. Institut National de Veille Sanitaire (INVS). Consulté le 01/03/2016.
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