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> Cancer du sein et traitements : Une fois mon traitement terminé, faut-il me surveiller ?
A la fin de votre traitement, vous allez reprendre une vie normale. Votre équipe soignante va alors vous proposer une surveillance post-thérapeutique (après traitement).
Pourquoi faut-il vous surveiller ?
Vous le savez, tout cancer présente un risque de récidive (ou rechute) qui est plus ou moins important selon chaque type de cancer.
Par exemple, dans le cas d’un cancer du sein, cette rechute peut survenir dans le sein qui a été traité (récidive locale), dans les zones ganglionnaires les plus proches (récidive régionale), dans l’autre sein (récidive contre-latérale), ou au niveau général c’est-à-dire dans d’autres organes (métastases).
Par ailleurs, les traitements que vous avez reçus peuvent entraîner, même si cela est rare, des complications à court, moyen et long terme, qu’il faut pouvoir diagnostiquer et traiter.
Qui va prendre en charge cette surveillance ?
Dans le cas d’un cancer du sein, tout comme le traitement que vous avez reçu, la surveillance sera réalisée de façon pluridisciplinaire :
par votre médecin généraliste qui vous accompagne au quotidien ou par votre gynécologue, voire par votre chirurgien, votre radiothérapeute, votre cancérologue.
Bien entendu tous ne vont pas vous recevoir mais il est couramment admis que pendant les deux premières années, vous devez être examinée par un médecin deux à trois fois par an et pratiquer une mammographie une fois par an.
Après la deuxième année, la surveillance ne se relâche pas mais sa fréquence se ralentit et deux examens par an associés à une mammographie sont suffisants.
Le médecin auquel vous allez vous confier va vous interroger sur votre vie quotidienne, sur votre état de santé, sur d’éventuels symptômes : il est à votre écoute.
Sachez exprimer ce que vous vivez, ce que vous ressentez.
Dans un second temps, le médecin va vous examiner. Par exemple, cet examen va porter sur le sein traité, son aspect, sa consistance, l’état de la cicatrice, la qualité de la peau. Il va palper les zones ganglionnaires et l’autre sein, puis pratiquer un examen clinique général, à la fois au niveau thoracique, abdominal, et gynécologique si cela est nécessaire.
Vous aurez, avant cette consultation, fait pratiquer une radiographie par votre radiologue qui vous aura lui-même aussi examiné avant d’établir son compte-rendu. Vous remettrez ce compte-rendu à chacun des médecins qui assureront votre surveillance.
Nous vous conseillons de rassembler toutes les radiographies effectuées et de les rapporter lors de chaque consultation.
Au cours de cette consultation de surveillance, le médecin peut être amené à vous proposer des examens complémentaires (de type radiographie, scanner, échographie, scintigraphie osseuse ou I.R.M.).
Cette consultation fera l’objet d’un compte-rendu écrit qui sera inscrit dans votre dossier et transmis à tous les médecins qui s’occupent de vous.
Si un symptôme apparaissait entre deux consultations, n’hésitez pas à en parler à votre médecin généraliste pour qu’il puisse faire le nécessaire rapidement.
Les marqueurs tumoraux
Les marqueurs tumoraux sont des substances produites par certaines cellules cancéreuses et que l’on peut détecter par une analyse de sang.
En ce qui concerne le cancer du sein, le principal marqueur tumoral porte le nom de ÇA 15.3.
Dans le sang, un certain taux de ces marqueurs est tout à fait normal. Ceux-ci peuvent être augmentés dans des circonstances sans rapport avec un cancer. C’est pourquoi les résultats du dosage ne peuvent être interprétés que par votre médecin.
Le dosage des marqueurs tumoraux n’est habituellement pas recommandé dans la surveillance des cancers du sein en rémission (lorsque qu’il n’existe plus aucun signe de la maladie). En effet, dans la plupart des cas, cela n’apporte pas de bénéfice pour les patientes. De plus, un taux normal des marqueurs n’est pas une garantie absolue que le cancer ne rechutera pas.
En revanche, lorsqu’un symptôme se manifeste et que l’on cherche à savoir s’il est en rapport avec le cancer, le dosage des marqueurs est également utilisé pour suivre les effets du traitement de certaines formes de cancer du sein. Cependant, même dans ces cas de figure, le dosage des marqueurs tumoraux n’a pas de valeur absolue et il doit être interprété avec les résultats d’autres examens.
Un nouveau symptôme (douleur, gêne respiratoire, amaigrissement) m’inquiète : que faire ?
Si ce symptôme remplit les deux conditions suivantes : il n’existait pas auparavant et il persiste, signalez-le à votre médecin sans attendre les consultations programmées.
Sachez cependant qu’aucun symptôme quel qu’il soit, douloureux ou non, n’est automatiquement synonyme de rechute : seul votre médecin pourra vous dire s’il constitue ou non un signe d’alarme ou vous rassurer à ce sujet.
