Leucémie Myéloïde Chronique
Traitement LMC
La leucémie myéloïde chronique a longtemps été une maladie sans traitement curatif.
Les chimiothérapies utilisées, n’avaient qu’un effet symptomatique.
Le seul traitement possible était la greffe de moelle osseuse allogénique, mais le nombre de patients pouvant en bénéficier était limité.
Dans les années 80, sont apparus les interférons, utilisés seuls ou en association à la chimiothérapie, qui a permis une augmentation de la survie des patients.
Malheureusement, peu de patients sont répondeurs et les effets secondaires de ce médicament ont limité son utilisation [1].
La LMC étant une des rares maladies avec un marqueur spécifique (le BCR-ABL), la recherche s’est orientée vers un inhibiteur de cette protéine.
Une nouvelle classe, les inhibiteurs de tyrosine kinase, a été identifiée et son premier représentant a obtenu son Autorisation de Mise sur le Marché en 2001.
Il s’agit là du début de la thérapie dite ciblée. En effet, contrairement à la chimiothérapie qui détruit indifféremment cellules saines et cellules cancéreuses, il s’agit d’une thérapie ciblée qui bloque spécifiquement une voie de signalisation moléculaire.
Grâce à elle, le pronostic de cette maladie s’est nettement améliorée, cependant des résistances peuvent apparaître sous le traitement [2].
Pour palier au problème d’échappement, d’autres molécules de la même classe ont vu le jour et permettent de d’obtenir des rémissions de la maladie apportant un nouvel espoir aux patients atteints de LMC résistants ou intolérants à cette molécule.
[1] Source : Leguay T, Mahon FX. Leucémie myéloïde chronique. EMC 5Elsevier SAS
[2] Source : Shah N. Haematology. 2005 : 183-187

