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> Soulager ses douleurs quotidiennes : une démarche normale pour la moitié des Européens mais de fortes divergences selon les pays. | publié le lundi 18 octobre 2010Zoom sur...
Soulager ses douleurs quotidiennes : une démarche normale pour la moitié des Européens mais de fortes divergences selon les pays.
Résultats de la première enquête Division UPSA de Bristol-Myers Squibb – IFOP.
La division UPSA de Bristol-Myers Squibb présente les résultats du premier sondage sur les Européens et la douleur, réalisé en partenariat avec l’IFOP auprès de plus de 3000 personnes.
[1]
Si la prise en charge de la douleur apparait comme normale pour les Européens et notamment les Français, elle est moins évidente pour les Britanniques. Ces derniers sont également les moins touchés par l’impact de la douleur dans leur vie quotidienne.
Les femmes apparaissent plus affectées par les douleurs du quotidien que les hommes, notamment pour les maux de dos et les maux de tête. Ces deux maux sont les sources principales de souffrance chez les Européens, et toutes les douleurs sont considérées comme des handicaps dans la vie quotidienne, à tous les niveaux (intime, professionnel, familiale ou même les loisirs).
Les médicaments restent le premier recours en cas de douleur, dont notamment le paracétamol en France, l’ibuprofène en Espagne et l’aspirine en Italie.
Les professionnels de santé sont les références en termes de conseil pour la majorité des Européens, et de loin le premier recours pour les Allemands.
La prise en charge de la douleur : une grande diversité selon le pays d’origine
Se soulager : une démarche normale pour les Français, moins évidente pour les Britanniques
Les résultats montrent que si la prise en charge de la douleur apparaît normale pour la majorité des Européens (54%), ce chiffre cache de grandes différences selon le pays d’origine. Les Français sont les plus enclins à soulager leurs douleurs, avec 94% de personnes trouvant cette démarche normale. Les Britanniques ont un ressenti contraire, avec seulement 31% de la population de cet avis.
L’expérience personnelle de la douleur
En Europe, sur l’ensemble des maux du quotidiens adressés dans l’enquête (maux de dos, de têtes, douleurs articulaires, courbatures, douleurs digestives ou dentaires, migraines) les femmes souffrent plus que les hommes. L’écart est marqué pour les maux de dos (68% vs 56%) et de tête (63% vs 41%).
Le type de profession n’a pas un impact très fort sur le ressenti de la douleur, malgré des écarts plus marqués pour le mal de dos, qui touche plus les employés ou les ouvriers (62%) que les professions intermédiaires ou les cadres (55%), les maux de tête (60% et 53%, respectivement), et pour les femmes, les douleurs de règles (53% contre 45%).
Le mal de dos, première cause de souffrance au quotidien pour les Européens… avant le mal de tête
Le mal de dos touche quasiment les deux tiers des personnes interrogées en Europe. C’est la première cause de souffrance dans tous les pays interrogés, avec une fréquence plus importante en Allemagne (68% de la population) et un minimum en Italie avec 55% de la population et les deux tiers des Français concernés. Les femmes apparaissent plus sujettes à ce type de douleur que les hommes (notamment en Espagne avec respectivement 73% contre 50%), tout comme les personnes âgées (notamment en France avec 67% des plus de 65 ans contre 52% des 18-24 ans).
Le mal de tête arrive en deuxième position avec plus de la moitié des Européens déclarant souffrir « souvent » ou « de temps en temps » de ce type de douleur. Les femmes apparaissent encore souffrir plus fréquemment que les hommes avec 63% d’Européennes contre 41% d’Européens. La migraine, quant à elle, touche 22% des Européens (souvent ou de temps en temps). Là aussi, les femmes sont les principales touchées. Les Françaises (34%), les Italiennes et les Espagnoles (33%), en sont particulièrement victimes alors que les Britanniques et les Allemandes le sont moins (respectivement 25% et 21%).
Les autres douleurs du quotidien sont un handicap important pour les Européens
Les douleurs articulaires arrivent en troisième position, et touchent davantage les personnes âgées de plus de 65 ans (67% contre 30% chez les moins de 25 ans), de même que les courbatures, mais de façon beaucoup plus atténuée (53% contre 43%).
Les douleurs ont un impact important à tous les niveaux de la vie quotidienne
La souffrance à un impact sur la vie quotidienne pour un Européen sur deux, et ce quel que soit le pays considéré ou le type d’activité (professionnelle, familiale, de loisir ou intime). Néanmoins des différences notables apparaissent selon les pays, avec une proportion nettement plus faible au Royaume-Uni : là où environ un Européen sur deux considère l’impact de la douleur sur sa vie quotidienne comme important, les Britanniques se situent plutôt aux alentours de un sur trois.
Les comportements face à la douleur
Le temps d’attente avant le traitement de la douleur (médicamenteux ou autre) apparait lui aussi variable en fonction du pays considéré : si plus de la moitié des Espagnols attendent moins d’une heure pour prendre en charge leur douleur, près de 40% des Allemands ne le font qu’après deux heures.
Au niveau européen il n’y a pas de différence marquée entre les sous catégories considérées (sexe, âge ou profession), mais les femmes britanniques apparaissent plus réactives que leurs concitoyens masculins avec 45% déclarant traiter leur douleur avant 1h contre 36% chez les hommes.
Les médicaments, première solution dans le traitement de la douleur
Les médicaments sont de loin la solution la plus utilisée pour traiter la douleur (86% des Européens), mais également la première pour la majorité d’entre eux (73%). Les alternatives plus naturelles, si elles n’ont pas le succès des médicaments, sont tout de même utilisées par une forte proportion de la population avec 32% déclarant recourir aux expositions au chaud ou au froid, 29% aux massages et 27% à des méthodes de relaxation. Les huiles essentielles, l’acupuncture et l’hypnose sont quant à elles des pratiques très marginales avec respectivement 7%, 2% et 1% des Européens déclarant y recourir.
En ce qui concerne les méthodes alternatives, chaque pays a sa préférence avec notamment une utilisation plus répandue de la chaleur ou du froid par les Allemands (50%), des massages par les Espagnols (38%), ou des exercices de relaxation par les Italiens (34%).
Le paracétamol, première molécule antidouleur en Europe
Concernant le type de molécules antidouleur utilisées, les pays affichent des préférences bien marquées avec globalement une plus grande popularité du paracétamol, notamment en France (65%) et au Royaume-Uni (49%). L’Espagne se distingue des autres pays européens avec une plus forte utilisation d’ibuprofène (43%, contre 35% pour le paracétamol). Les Italiens utilisent plus volontiers l’aspirine (33%). Cette dernière molécule est plébiscitée par 25% des Allemands.
Le médecin généraliste reste une référence conseil sur le traitement de la douleur
Le médecin généraliste apparaît comme l’acteur vers le quel se tourner en priorité en cas de douleur à soulager pour les trois quart des Européens.
C’est même la première personne consultée pour 52% des cas. Les personnes interrogées accordent également leur confiance à leur pharmacien (52%), mais seulement 15% à leurs proches et 10% déclarent ne prendre conseil auprès de personne.
En cas de douleur les Britanniques préfèrent l’automédication, les Allemands consultent
Dans le détail, les différents pays montrent des particularités intéressantes : 68% des Allemands déclarent avoir recours à leur médecin généraliste en premier, alors que les Britanniques vont plutôt voir leur pharmacien (20%) ou leurs proches (19%) que leur médecin (18%) pour un premier avis. Ils sont aussi les plus nombreux à ne demander l’aide de personne (30%).
Les médias ne sont pas des sources de conseil sur le traitement des douleurs quotidiennes
Internet n’est consulté que par 15% des Européens en cas de douleur, avec une plus forte utilisation en Allemagne (22%) et au Royaume-Uni (22%). La presse est la dernière source d’information sur ce sujet, mentionnée par seulement 1% des Européens.
« La douleur, au-delà d’être un processus physiologique très étudié et de plus en plus maitrisé, est également fonction de notre environnement et de notre culture », déclare Éric Boccard, Directeur de L’Institut UPSA de la Douleur : « Cette première étude apporte un éclairage inédit sur le comportement des patients selon le pays d’origine, l’importance des professionnels de santé dans le processus de prise en charge… Autant d’éléments clés pour la prise en charge de la douleur au quotidien par les différents acteurs ».
[1] Méthodologie :
Étude réalisée par l’IFOP pour la division UPSA de Bristol-Myers Squibb auprès d’un échantillon de 1009 Français, 503 Allemands, 502 Espagnols, 511 Italiens et 505 Britanniques âgés de 18 ans et plus, représentatifs de la population (méthode des quotas – sexe, âge, profession) après stratification par région. Les interviews ont eu lieu par questionnaire auto-administré en ligne (CAWI – Computer Assisted Web Interview), du 11 au 19 mars 2010).
