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> Artériopathie Oblitérante des Membres Inférieurs> Quels sont les risques de l’AOMI ?
Peut-on perdre l’usage d’un membre ?
Au stade de claudication intermittente, en l’absence de prise en charge, la distance de marche peut être de plus en plus limité du fait de la progression de la maladie.
La claudication peut alors devenir très invalidante. Aux stades ultérieurs, la douleur peut aussi apparaître en position allongée.
Enfin, l’apparition possible de troubles trophiques
(ulcérations, gangrène) compromet l’avenir du membre concerné.
Cette perte d’usage d’un membre est-elle inéluctable ?
Si la maladie athérothrombotique n’est pas traitée, les lésions peuvent évoluer et devenir irréversibles mettant en danger le membre concerné.
Une prise en charge adaptée, médicale voire chirurgicale, permet d’éviter d’arriver à ce stade évolutif de la maladie.
Cela a-t-il une incidence sur l’organisme ?
En soi, l’AOMI menace rarement de façon directe la vie, mais comme elle est due à une maladie diffuse qui touche l’ensemble des artères de l’organisme et en particulier celles du cœur et
du cerveau, il existe des risques accrus d’infarctus du myocarde et d’accident vasculaire cérébral ischémique.
Une amputation est-elle toujours nécessaire, à long terme ?
En dernier recours, si plus aucun geste vasculaire n’est possible, si les lésions sont irréversibles au stade de nécrose cutanée et de gangrène, l’amputation peut être nécessaire. Heureusement, cette évolution est rare.
Elle n’est pas inéluctable. Il est possible de traiter l’AOMI par des moyens médicaux
(règles hygiéno-diététiques, médicaments) mais aussi, aux stades plus graves de la maladie, par des moyens chirurgicaux qui visent à rétablir une bonne vascularisation (pontage, endartériectomie, angioplastie).
Faut-il craindre une extension à d’autres territoires de l’organisme ?
L’évolution générale de l’AOMI est très importante à prendre en considération car c’est une
manifestation locale de la maladie athérothrombotique qui peut toucher d’autres territoires artériels : aorte et ses principales branches, artères coronaires, carotides, cérébrales. Une extension à d’autres territoires est donc toujours à craindre ;
d’où la nécessité d’un bilan clinique cardiaque et neurologique, à la recherche d’éventuelles lésions dans ces territoires artériels.
Qu’en est-il au niveau cardiaque ?
Toute personne ayant une AOMI est susceptible d’avoir aussi des lésions d’athérothrombose au niveau des artères coronaires qui irriguent le cœur.
Le médecin va donc rechercher systématiquement s’il existe des signes qui évoquent une telle atteinte car elle peut exposer au risque d’angine de poitrine et d’infarctus du myocarde.
Qu’est-ce qu’une angine de poitrine et un Infarctus Du Myocarde (IDM) ?
L’angine de poitrine, appelée aussi angor, correspond à une douleur au niveau cardiaque provoquée par l’effort.
Elle est due à un rétrécissement d’une ou de plusieurs artères coronaires consécutif à la formation d’une plaque d’athérome le plus souvent, et survient à l’effort lorsque les besoins en oxygène sont augmentés.
Elle précède fréquemment l’infarctus du myocarde, dont la douleur survient au repos et qui correspond à l’obstruction complète d’une artère coronaire par un caillot sanguin développé sur une plaque d’athérome qui bloque la circulation et entraîne la nécrose (mort) d’une partie du muscle cardiaque.
Qu’en est-il au niveau cérébral ?
Toute personne ayant une AOMI est susceptible d’avoir aussi des lésions d’athérothrombose au niveau des artères carotides et cérébrales.
Le médecin va donc rechercher systématiquement s’il existe des signes témoignant d’une possible atteinte à ce niveau. La localisation de l’athérothrombose au niveau des carotides ou des artères cérébrales expose au risque d’accident vasculaire cérébral ischémique.
Qu’est-ce qu’un Accident Vasculaire Cérébral (AVC) ischémique ?
L’Accident Vasculaire Cérébral (AVC), souvent appelé “attaque” ou “congestion cérébrale”, est provoqué par une diminution brutale de l’irrigation d’une partie du cerveau.
Dans le cas d’un AVC ischémique (ou infarctus cérébral) l’artère est bouchée par un caillot de sang qui bloque la circulation sanguine et empêche le sang de se rendre jusqu’à une partie du cerveau.
L’AVC ischémique se manifeste par l’apparition brutale d’une paralysie plus ou moins importante d’un ou plusieurs membres et/ou de troubles de la sensibilité, de troubles visuels et/ou de difficultés de langage.
L’AVC ischémique est dit constitué quand le déficit neurologique persiste plus de 24 heures et peut laisser des séquelles. On parle d’Accident Ischémique Transitoire (AIT) quand il disparait dans les 24 heures sans séquelles. C’est un signal d’alarme qui doit être rapidement diagnostiqué et traité pour éviter une récidive plus sévère.
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