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> Maladies hivernales et traitements : Quels sont les petits et grands remèdes quand l’infection est là ? Existe-t-il des mesures complémentaires ?
Pour parer aux petites infections de l’hiver, il peut être utile d’avoir quelques médicaments dans votre « pharmacie » personnelle, afin d’être en mesure de faire face aux symptômes.
Une « pharmacie » bien pleine n’est pas l’objectif à viser ; quelques médicaments de base judicieusement choisis sont largement suffisants.
Votre pharmacien peut vous donner de précieux conseils :
Des antipyrétiques pour faire baisser la fièvre et des antalgiques pour soulager les éventuelles douleurs associées
(prévoir une forme buvable ou des suppositoires pour les enfants de moins de 6 ans qui ne peuvent avaler les gélules ou les comprimés).
Certains de ces produits sont associés à des substances vasoconstrictrices (pour lutter contrer la sensation de nez bouché) et/ou des anti-histaminiques H1 (asséchants) pour réduire un écoulement nasal excessif lors des rhinites allergiques et des rhumes ;
des dosettes de sérum physiologique ou un flacon d’eau de mer stérilisée sous pression douce, pour les lavages de nez chez les petits ;
un mouche-bébé pour les tout-petits qui ne savent pas se moucher ;
des pastilles ou un sirop pour prendre en charge le mal de gorge. Attention au collutoire avec anesthésique : ne pas l’utiliser avant le repas pour éviter les fausses routes, ni chez l’enfant de moins de 12 ans ;
un médicament pour fluidifier les sécrétions bronchiques, à utiliser en cas de toux grasse et productive ;
un sirop ou des pastilles antitussifs pour calmer la toux, mais seulement si elle est sèche et quinteuse ;
des médicaments contenant des vitamines et/ou des sels minéraux pour les coups de fatigue liés aux maladies de l’hiver et au cas où vous ne mangeriez pas suffisamment de fruits et de légumes frais aux repas.
Y a-t-il des mesures complémentaires à prendre ?
La mise au repos, dans une chambre tempérée (température de 18 °C environ), sera la première mesure à prendre.
En effet, le chauffage « central » asséchant fortement l’air ambiant, il faut donc le modérer.
Pour humidifier l’air ambiant, on peut faire appel à des saturateurs d’air ou tout simplement poser des bols d’eau sur les radiateurs.
Boire une quantité d’eau suffisante pour compenser les pertes (par la sueur) liées à une fièvre élevée et hydrater les sécrétions des voies respiratoires.
Des lavages de nez fréquents chez le jeune enfant, avec du sérum physiologique en dosettes ou de l’eau de mer sous pression douce, sont souvent conseillés.
Ils peuvent profiter aux adultes également.
Bien laver le nez de bébé
Il est préférable de prendre quelques précautions afin de tirer le meilleur parti du soin.
Avant 6 mois, allonger l’enfant la tête sur le côté et instiller la moitié de la dosette dans chaque narine de façon à ce que le contenu ressorte idéalement par l’autre narine. Commencez par le côté le moins atteint (celui qui « coule » le moins).
Après six mois, l’enfant peut être tenu assis, la tête droite.
Attention à ne pas réutiliser la même dosette pour le soin suivant.
Pour une efficacité complète, il faudra moucher le bébé, avec un mouche-bébé si besoin.
Un bol de lait ou de jus de citron chauds additionnés de miel peuvent vous faire du bien.
Des tisanes peuvent aussi aider à vous soulager tout en vous hydratant : thym, sauge, serpolet, bourgeons de pin...
La recette du bon vieux grog de nos grands-mères
S’il n’a pas de vertu médicale, il peut vous aider à passer une bonne nuit...
Il vous faut :
2 cl de rhum ambré
1 morceau de sucre
2 clous de girofle
1 cl de jus de citron
1 bâton de cannelle.
Verser le tout dans une grande tasse ou tout autre récipient résistant à la chaleur.
Ajouter l’eau bouillante et un zeste de citron.
Boire chaud, mais non bouillant... et aller se coucher !
À consommer bien sûr avec modération. [1]
[1] Source : Guide Santé UPSA "Rhinite, bronchite,sinusite ..." publié aux éditions Albin Michel disponible en librairie.
