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> Artériopathie Oblitérante des Membres Inférieurs> Quelle hygiène de vie adopter ? Quel est le rôle de l’entourage ?
Artériopathie Oblitérante des Membres Inférieurs |
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Une nouvelle hygiène de vie va-t-elle entraîner des changements importants dans mes habitudes de vie ?
Oui, une nouvelle hygiène de vie peut entraîner des changements importants dans vos habitudes de vie.
Arrêter de fumer, faire un régime alimentaire, marcher et faire des exercices physiques alors que vous n’en avez pas l’habitude, peuvent bouleverser votre mode de vie.
Pour certains, ces changements sont tout à fait surmontables, pour d’autres, cela sera une étape plus difficile, chacun réagissant à sa façon.
Il ne faut surtout pas culpabiliser si vous n’arrivez pas à tout faire en même temps.
Fixez-vous des objectifs et procédez étape par étape en vous faisant aider par votre entourage et votre médecin.
Ces changements conduisent-ils à un certain mal-être ?
Il est possible d’éprouver un certain mal-être quand on change ses habitudes de vie.
Par exemple, le fait d’arrêter de fumer est une étape parfois difficile à vivre. Vous pouvez au début vous sentir anxieux, fatigué, avoir du mal à vous concentrer...
De plus, si vous êtes obligé de suivre un régime (si vous avez trop de cholestérol, trop de sucre, ou si vous avez un surpoids), vous allez avoir l’impression que votre qualité de vie ne s’améliore pas ! Vous pouvez vous sentir angoissé, déprimé, avoir des sentiments négatifs.

En fait, si ces différentes mesures destinées à améliorer votre hygiène de vie sont difficiles à suivre au début, rapidement vous en ressentirez les bénéfices et vous vous sentirez alors beaucoup mieux dans votre "peau".
Mais si votre état de mal-être vous semble trop important, trop lourd
à surmonter, ou persiste trop longtemps, n’hésitez pas à en
parler avec votre médecin.
Comment gérer ses propres sentiments ?
Il ne faut pas garder pour soi ses sentiments négatifs. Il faut toujours exprimer ses émotions, ses sentiments ... les “évacuer” pour mieux les accepter. Il est normal de se sentir perturbé quand on apprend que l’on a une maladie, que l’on redoute son évolution et qu’en plus les médecins demandent de modifier des comportements et un mode de vie.
Marcher quand on n’en a pas envie, arrêter de fumer alors que l’on se sent complètement dépendant, perdre du poids alors que déjà on essaye de s’arrêter de fumer... il y a de quoi se sentir triste, anxieux, en colère, déprimé...
Surtout ne vous découragez pas, vous arriverez au but fixé, progressivement, étape par étape.
A qui puis-je m’adresser ?
Si vous en ressentez le besoin, il ne faut pas hésiter à partager vos sentiments, vos doutes, vos angoisses, vos interrogations, avec votre famille, vos amis, mais aussi avec votre médecin traitant ou le spécialiste qui vous suit (cardiologue, angiologue, rééducateur...).

Ils vous conseilleront, si nécessaire,
un soutien psychologique pour vous aider à traverser ces
moments difficiles.
Comment apporter son soutien au patient ?
Le rôle joué par le milieu familial est très important.
Il faut rappeler au patient qu’il doit bien prendre ses médicaments, se soumettre aux contrôles médicaux et respecter une bonne hygiène de vie.
Il faut l’aider, le soutenir et l’encourager dans son sevrage tabagique, l’une des étapes les plus difficiles de sa prise en charge. Surtout ne jamais culpabiliser le patient si le sevrage échoue, mais l’encourager à recommencer.
Si un régime est nécessaire, il faut faire en sorte qu’il soit le plus agréable possible, en concoctant de bons petits plats aux saveurs relevées (mais en limitant graisses, sucres...).
Il est aussi possible de stimuler le patient dans
sa rééducation à la marche en prenant du temps pour l’accompagner.
Comment contribuer au processus de rétablissement du patient ?
La “surveillance” de l’entourage doit être adaptée au caractère du patient.
Il faut éviter de se transformer en “gendarme” ou en “tyran”, même si cela part de bonnes intentions. Cela n’aidera pas le patient et, au contraire, risque de le braquer, de l’inciter à faire le contraire de ce qui lui est recommandé.

Ce qui est important c’est d’encourager le patient à se prendre en charge, en évitant de le culpabiliser, sans se substituer à lui mais en l’accompagnant dans ses démarches (rééducation, sevrage tabagique, régime...).
