Laboratoire pharmaceutique BMS

> Accueil

 > Espace Coach Santé

 > Mal de dos


> Mal de dos et traitements : Quel traitement dois-je choisir ?


Quel traitement dois-je choisir ?

Le premier objectif du traitement médical est de calmer la douleur...

Pour traiter les lombalgies, il existe des recommandations officielles, éditées par les autorités de santé à l’attention des médecins : ainsi, il est recommandé de débuter systématiquement le traitement par des antalgiques, éventuellement associés à des décontracturants musculaires dans le cas d’une lombalgie aiguë.


Les antidouleurs (antalgiques)

C’est le premier « réflexe » antalgique. Nous en avons tous une boîte dans notre armoire à pharmacie. Les antalgiques suffisent généralement à soulager rapidement et efficacement les douleurs d’intensité faible ou modérée.

Certains de ces médicaments peuvent être obtenus sans ordonnance. Il faut toujours lire attentivement la notice avant de prendre le médicament.

Pour une plus grande efficacité, il est impératif de bien respecter les doses, les heures de prises et la durée du traitement prescrites. Cette précision est importante car dans la plupart des cas, ces médicaments sont pris en auto-médication, c’est-à-dire sans consultation. Ne dépassez pas les doses !

Dans certains cas, ou si les antalgiques sont insuffisants, des décontracturants musculaires ou des anti-inflammatoires seront prescrits en association.

Enfin, n’associez pas plusieurs antalgiques de votre propre chef : leurs effets pourraient s’accumuler et provoquer des effets secondaires.


Les décontracturants (myorelaxants)

Comme leur nom l’indique, ils décontractent les muscles. Ils doivent être employés uniquement à très court terme, et seulement si les contractures musculaires sont très douloureuses et/ou empêchent de dormir.

Attention ! Ces médicaments possèdent une action sédative plus ou moins marquée : évitez de conduire si vous êtes sous traitement myorelaxant.

Un traitement doit marcher très vite !
Vous prenez depuis une semaine un médicament qui ne vous soulage pas, ou insuffisamment ? Ce n’est à l’évidence pas le bon. Retournez consulter rapidement votre médecin qui adaptera votre traitement.



Les anti-inflammatoires

Anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS)

Moins bien tolérés que les antalgiques, ils sont souvent prescrits lorsque les antalgiques n’ont pas suffi à calmer la douleur, ou en association (AINS + antalgiques) en cas d’inflammation importante.

Ils ne contiennent pas de cortisone. Les AINS sont particulièrement utiles en cas de rhumatismes inflammatoires ou de poussées inflammatoires d’arthrose.

Gare aux troubles digestifs
Les AINS sont parfois mal tolérés et peuvent provoquer des troubles digestifs graves. C’est pourquoi le médecin prescrit souvent, en même temps, un médicament pour protéger l’estomac.

Les AINS sont contre-indiqués en cas d’ulcère à l’estomac, de maladies cardiaques, rénales ou du foie et à partir du 6e mois de grossesse.

Il ne faut jamais associer plusieurs anti-inflammatoires et mieux vaut respecter les précautions d’utilisation : éviter de les prendre avec de l’alcool ou du café (qui majorent l’irritation des organes digestifs), toujours les consommer au milieu d’un repas, etc.

Votre médecin vous mettra en garde lors de la consultation.

Du bon usage des anti-inflammatoires
Comme tous les médicaments, les AINS ne sont pas anodins.

Veillez à toujours :
- Lire attentivement la notice et la conserver.
- Respecter scrupuleusement les doses, le nombre de prises et la durée du traitement.
- Ne jamais associer 2 AINS.
- Le traitement par AINS doit être de courte durée. Et comme toujours...
- Gardez les médicaments hors de portée des enfants et dans une armoire fermée à clé.
- Conservez vos médicaments dans un endroit plutôt frais et sec.
- Si vous utilisez un médicament déjà entamé, vérifiez que la date de péremption n’est pas dépassée, que vous pouvez l’utiliser sans prescription de votre médecin (il faut une prescription médicale s’il est écrit sur la boîte : « uniquement sur ordonnance »).
- Respectez toujours les contre-indications et les précautions d’emploi indiquées dans la notice.
- Si vous avez le moindre doute, demandez conseil à votre pharmacien.



Anti-inflammatoires stéroïdiens (AIS)

Ce sont les corticoïdes, dérivés de la cortisone. Leurs propriétés très anti-inflammatoires les rendent indispensables dans certains cas, tels que les rhumatismes très inflammatoires, la polyarthrite rhumatoïde ou le lupus.

Le traitement peut être pris par la bouche (voie orale) ou injecté localement (infiltrations), auquel cas il soulage très rapidement.

Les AIS sont généralement indiqués dans des situations très particulières et uniquement sur prescription médicale.

Votre médecin vous prescrira ces médicaments s’il le juge nécessaire.

À propos des corticoïdes...
Les corticoïdes font peur. Pourtant, ils sont très efficaces et ne posent pas de problème à condition de les utiliser à bon escient et, surtout, ponctuellement. Sur le long terme ou prescrits à doses trop élevées, ils peuvent avoir des effets indésirables. Votre médecin décidera de la juste dose et de la bonne durée de traitement.


Attention à la surconsommation de médicaments !
Les médicaments ne sont pas anodins. C’est pourquoi, comme indiqué sur la notice, « ils ne doivent pas être utilisés de façon prolongée sans avis médical ». Consultez votre médecin ou demandez conseil à votre pharmacien, en particulier si vous souffrez d’autres maladies ou que vous prenez d’autres traitements.
 [1]



[1] Source : Guide Santé UPSA "Le cholestérol" publié aux éditions Albin Michel disponible en librairie.