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> Maladies hivernales et traitements : Quand appeler le médecin et que faire en attendant ? Quand appeler les urgences ?
Dans certains cas, les traitements et les mesures simples pour faire disparaître les signes n’ont pas réussi à éradiquer l’infection. Il peut devenir utile, voire même indispensable, de recourir à un avis médical.
Chez un adulte
En cas de fièvre de plus de trois jours ;
lorsque les signes persistent, malgré le traitement symptomatique, plus de cinq à sept jours, qu’ils réapparaissent après s’être amendés, ou qu’ils s’aggravent ;
lorsque les signes sont d’emblée très marqués et/ou mal supportés ;
en cas de doute sur l’origine des signes ;
en cas de pathologie associée faisant courir un risque supplémentaire : pathologies cardiaques ou respiratoires, cancers...
Chez un enfant
Le recours au médecin est plus systématique et souvent plus rapide, d’autant plus que l’enfant est petit.
Vous n’attendrez pas pour appeler le médecin, notamment :
en cas de fièvre importante ;
si l’enfant est âgé de moins de trois mois ;
s’il s’agit d’un ancien prématuré, s’il est porteur d’une maladie chronique ou d’une malformation cardiaque connue ;
lorsque la fièvre ou d’autres symptômes sont mal supportés, par exemple en cas de bleuissement des extrémités des jambes et des bras, d’apparition de marbrures, de difficulté importante à respirer, etc. ;
en cas de douleur d’oreille intense ;
si l’enfant refuse de manger pendant 24 heures.
Chez une personne âgée
Les personnes âgées souffrent souvent de maladies chroni- ques et prennent de nombreux traitements de longue durée. L’automédication est donc déconseillée en raison du risque d’interactions entre les différents médicaments.
Il faudra faire appel au médecin devant :
une fièvre importante ;
une personne âgée de plus de 75 ans ;
la présence d’une maladie chronique, même stable avant la survenue de l’infection ;
une perte brutale des repères habituels dans le temps et l’espace, se produisant chez une personne auparavant bien adaptée à son environnement. Concrètement, la personne ne sait plus où elle se trouve, ni quelle heure il est quand on lui demande : elle est « désorientée ».
Quand appeler les urgences ?
Lorsque des signes de gravité apparaissent : détresse respiratoire, bleuissement ou apparition de marbrures au niveau des mains et des pieds, maux de tête tenaces ne cédant pas aux antalgiques « classiques », éventuellement associés à des vomissements, une raideur de la nuque, un état confusionnel, appelez
le SAMU en composant le 15 (ou le 112 d’un téléphone portable) ou rendez-vous aux urgences.
Chez l’enfant, une épiglottite est également une urgence médicale.
La fièvre, amie ou ennemie ?
La fièvre est un mécanisme de défense mis en jeu par l’organisme pour se défendre contre une infection.
Lorsque celui-ci est envahi par des germes (virus, bactéries) le centre de régulation de la température interne (habituellement à 37 °C) est averti par des substances spécifiques. Il règle alors le « thermostat » sur une température plus élevée.
L’intérêt de la fièvre est l’objet de controverses. Elle favoriserait l’efficacité des globules blancs. Pour certains, faire baisser la fièvre reviendrait à empêcher le corps de se défendre correctement. Si la fièvre joue un rôle immédiat lors d’une infection, il n’est pas indispensable de la laisser monter de manière excessive pour obtenir la guérison.
Chacun de nous a une tolérance à la fièvre qui lui est propre :
chez l’enfant, il est parfois plus difficile d’évaluer la tolérance de la fièvre. C’est pourquoi on a souvent tendance à agir plus tôt, d’autant que l’enfant est plus jeune.
Chez un nourrisson
(moins de 6 mois), une fièvre à 38,5 °C est un motif de consultation.
Que faire en attendant le médecin ?
L’attente du médecin peut être stressante. C’est souvent le cas si vous êtes parent de jeunes enfants malades. Quelques conseils pour attendre le médecin dans un climat plus serein :
si la fièvre est très élevée (> 39 °C-39,5 °C) ou, a fortiori, si elle est mal supportée par le tout-petit, il faudra la faire baisser. Pour cela, il ne faut donner qu’un seul médicament antipyrétique, en respectant les doses indiquées.
il faudra veiller aussi à ne pas couvrir l’enfant dans son lit et l’habiller légèrement (voire à le mettre en couche uniquement), afin de lui permettre d’évacuer, par la transpiration, les calories produites par la fièvre ;
aérez la pièce où se trouve l’enfant ;
donnez-lui à boire en prévention de la déshydratation liée à la fièvre, faites-lui boire de l’eau en petites quantités mais fréquemment ;
vous pouvez donner un bain tiède à l’enfant (d’une température inférieure de 2°C à celle du corps), mais uniquement si ce n’est pas une source d’inconfort supplémentaire pour lui. [1]
[1] Source : Guide Santé UPSA "Rhinite, bronchite,sinusite ..." publié aux éditions Albin Michel disponible en librairie.
