Laboratoire pharmaceutique BMS

> Accueil

 > Espace Coach Santé

 > Polyarthrite Rhumatoïde


> Polyarthrite rhumatoïde et activités physiques régulières : Polyarthrite rhumatoïde et activité physique font-elles bon ménage ?


Vrai / Faux sur la polyarthrite rhumatoïde
AFP* / Bristol-Myers Squibb.

Disponible sur demande auprès de l’AFP en téléphonant au 01 40 03 02 00 ou en écrivant à l’AFP - 53 rue Compans - Esc 46 - 75019 Paris.
Bon de commande à imprimer sur www.polyarthrite
.org

> Télécharger la brochure sur la polyarthrite rhumatoïde en pdf

Polyarthrite rhumatoïde et activité physique font-elles bon ménage ?

Suivant l’âge à la survenue de la maladie et surtout suivant les habitudes antérieures, le retentissement de la polyarthrite sur nos activités physiques va être très différent.


Tout d’abord, il y a nos goûts et nos besoins.
Certains ont besoin de se « dépenser » et ont de tout temps intégré des sports de loisirs et des comportements quotidiens « actifs » (prendre l’escalier plutôt que l’ascenseur, préférer le vélo ou la marche à la voiture…) à leur vie. D’autres sont actifs par circonstances : l’éloignement des transports, le bas âge des enfants ou petits-enfants, l’entretien de la maison et du jardin, les vacances etc. Ces derniers ne rechignent pas à bouger, mais ils n’aiment pas faire une activité physique pour l’activité physique. Enfin, d’autres encore sont plus contemplatifs, les efforts physiques leur coûtent et ils n’y prennent aucun plaisir.
Sans obligation, leur activité physique est réduite au minimum.

Quand survient la maladie, en fonction de nos réactions, nos comportements vont se modifier et évoluer dans le temps.
La gestion de nos activités quotidiennes et de nos activités sportives va d’emblée être différente pour tenir compte de la douleur, de la fatigue et au cours du temps de la gêne fonctionnelle éventuelle qui s’installe. Les nombreuses conséquences de la maladie vont retentir sur notre humeur et modifier nos comportements.
Si je suis très abattu et que j’ai l’impression de ne plus rien pouvoir faire, je peux renoncer à mes activités d’avant et me replier sur moi-même avec beaucoup de tristesse. Si je suis révolté, je peux nier la maladie et mettre un point d’honneur à faire tout, comme avant.
Au-delà de ces réactions en « tout ou rien », pour beaucoup de personnes, il sera difficile d’apprivoiser ce nouvel état et de trouver un équilibre entre rester le plus actif possible et ne pas vouloir trop en faire. Il faut reconsidérer, et ce n’est pas si facile, le rapport à notre corps, aux autres et à la santé avec nos goûts, nos besoins, nos nécessités et nos possibilités.


Pourtant, au-delà de nos différences et de nos expériences personnelles, tous les polyarthritiques sont confrontés, plus ou moins, aux mêmes préoccupations : garder le moral et surmonter l’épreuve d’être atteint d’une maladie chronique, celle pour certains d’avoir des déformations visibles et invalidantes, gérer la douleur et la fatigue, enfin préserver son autonomie en protégeant et entretenant ses articulations.

La prise en charge médicale et les traitements sont bien sûr essentiels pour y parvenir mais ils ne sont pas suffisants. La fatigue, la douleur, la déprime résistent parfois malgré l’efficacité des traitements. Pour améliorer et préserver sa qualité de vie, il faut maintenir ou retrouver un bon état de santé général et prévenir les complications liées à la maladie et aux traitements.

Et pour atteindre ces objectifs, l’activité physique joue un rôle important.
L’évolution de la prise en charge de la PR ces dernières années a été favorable à une meilleure prise en compte de la douleur, de la fatigue et des difficultés psycho-sociales.


De nombreuses études sont maintenant publiées, chaque année, pour mieux cerner ces aspects et surtout pouvoir proposer une prise en charge spécifique mieux adaptée.

Ces études peuvent paraître bien banales pour les polyarthritiques qui éprouvent au quotidien les difficultés et trouvent, jour après jour, leur solution. Mais elles sont importantes, car d’une part elles témoignent de l’intérêt des équipes pluridisciplinaires de mieux comprendre et, d’autre part, elles montrent, au-delà des réactions individuelles, le champ des conséquences de ces dimensions sur la prise en charge de la maladie qui retentit plus ou moins sur la qualité de vie de tous les polyarthritiques.



Que disent ces études ?

De nombreux travaux mettent en évidence que la fatigue est importante dans la PR, qu’elle a des conséquences sur la vie des patients et qu’ils la gèrent seuls.
La fatigue est présente à tous les stades de la maladie, elle augmente au cours des poussées et diminue au cours des rémissions. Une étude anglaise a cherché à identifier des critères permettant de mesure l’intensité de la fatigue dans la polyarthrite. D’autres études montrent une corrélation entre la fatigue, l’activité de la maladie, la gêne fonctionnelle et les facteurs psycho-sociaux.

Pour tenter d’agir sur ce symptôme important (et ses répercussions) dans la PR, des équipes ont travaillé notamment sur la pratique régulière d’une activité physique. Les résultats sont positifs et parmi les améliorations, on peut citer :

- La diminution significative de la fatigue ;

- L’amélioration du score HAQ (échelle de mesure des capacités fonctionnelles) ;

- La réduction ou arrêt des anti-inflammatoires et des corticoïdes ;

- L’amélioration de la préhension et augmentation de la force musculaire ;

- L’amélioration significative des composantes des échelles de dépression, d’anxiété et de stress. Les équipes pluridisciplinaires recommandent donc des modalités d’entraînement physique adaptées à l’état général et articulaire des polyarthritiques.

La conclusion de ces études est qu’outre les bienfaits de l’activité physique sur l’évolution de notre santé démontrés pour tous (capacité respiratoire, système cardio-vasculaire, densité osseuse etc.…), elle est également efficace sur les symptômes spécifiques de la PR.


On peut déjà noter les changements que cette approche plus globale de la maladie entraîne.

Ainsi, la fatigue devient un élément à part entière, tout comme le niveau d’inflammation ou l’évolution des érosions osseuses, de l’évaluation de l’efficacité des médicaments. Les moyens d’agir sur cet état constant sont devenus une préoccupation des soignants.

C’est pourquoi la Haute Autorité de Santé, pour éditer les recommandations médicales de prise en charge de la PR, qui sont une référence en France, a constitué un groupe d’experts pour travailler sur les aspects spécifiques non médicamenteux : la diététique, l’ergothérapie, les aspects psycho-sociaux etc.

Grâce à ces nouvelles données, la prise en charge médicale est en train de changer. Cependant il est essentiel que les polyarthritiques, qui sont les premiers concernés, soient informés et mobilisés car toute personne polyarthritique peut agir pour améliorer efficacement sa qualité de vie, en maintenant ou en reprenant une activité physique adaptée.


Illustration : le sport L’activité physique, c’est bien sûr la pratique d’un sport mais c’est aussi la somme de nos activités quotidiennes.
Le mode de transport que nous utilisons, l’entretien de la maison, s’occuper des enfants, le choix de nos loisirs et d’une façon plus générale notre manière d’organiser nos activités, qu’elles soient professionnelles, familiales ou sociales.

Nous pouvons tous agir en modifiant nos comportements et il n’est pas nécessaire de tout changer et de transformer nos vies.
Dans ce domaine, comme dans bien d’autres, chaque petite chose que l’on arrive à modifier pour être plus actif, que l’on intègre régulièrement dans notre vie, va dans le bon sens et participera à notre qualité de vie de demain.

La polyarthrite rhumatoïde ne doit pas vous empêcher de poursuivre une activité physique ou sportive régulière.
Marcher, faire du vélo, nager sont des activités qui font le plus grand bien.

De même, tous les sports peuvent être pratiqués, sauf ceux qui sont trop violents. L’activité physique agit contre la fatigue.


Par ailleurs, n’hésitez pas à continuer votre activité professionnelle en aménageant vos horaires si besoin. Pendant une poussée, tenez compte de votre douleur et ménagez-vous des plages de repos dans la journée.

Un traitement symptomatique peut vous aider à reprendre un rythme d’activité normal. [1]



Patients : prenez l’avis de votre médecin avant de pratiquer une activité physique.



[1] Sources : PolyTonic 2009 et PolyDeco 2008