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> Cholestérol> Comprendre le cholestérol : Comment réduire le risque d’accident cardiovasculaire ?
Pour prévenir au mieux les accidents cardiovasculaires
(infarctus du myocarde, accident vasculaire cérébral...), votre taux de cholestérol doit être à un niveau acceptable.
Et ce « niveau acceptable » varie selon votre profil cardiovasculaire :
plus vous cumulez de facteurs de risque cardiovasculaire
(hypertension, tabagisme, diabète, etc.), plus le « niveau acceptable » de votre taux de cholestérol doit être bas.
Pour y parvenir, votre médecin vous demandera d’abord de changer vos habitudes alimentaires et de pratiquer un exercice physique léger, mais régulier.
Si cela ne suffit pas, il pourra vous prescrire un médicament pour faire baisser votre taux de cholestérol (médicament dit « hypocholestérolémiant »). Mais attention, ce traitement ne vous dispensera pas de poursuivre tous les efforts que vous avez déjà réalisés !
Pour bien comprendre pourquoi et comment modifier nos habitudes alimentaires, faisons tout d’abord un petit voyage dans notre alimentation quotidienne à la recherche du cholestérol et des matières grasses.
Le cholestérol dans l’alimentation
Une alimentation équilibrée apporte de nombreuses matières grasses et plusieurs d’entre elles sont indispensables à notre équilibre et au bon fonctionnement de notre organisme.
Nous avons déjà vu que le cholestérol est en très grande partie fabriqué par le foie, mais il provient également de notre alimentation (pour environ un tiers).
Le cholestérol alimentaire se retrouve principalement dans certains produits d’origine animale : jaune d’œuf, beurre, abats, charcuterie, laitages non écrémés.
Les autres matières grasses dans notre alimentation
En raison de leur teneur en vitamines et en acides gras, toutes les matières grasses (huiles, beurre, etc.) sont utiles : il faut seulement varier leurs sources et équilibrer leur consommation.
Graisses visibles ou graisses cachées ?
Les graisses visibles sont les graisses les plus faciles à identifier. Il s’agit de celles que l’on met sur le pain ou que l’on ajoute à certains aliments (beurre, margarine, pâte à tartiner), de celles que l’on utilise pour les cuissons et les sauces (huile, crème fraîche).
Avec ces graisses, il est plus facile d’être vigilant et d’en modérer la consommation.
Les graisses cachées sont plus difficilement détectables. Elles sont présentes à la fois dans les aliments sucrés
(pâtisseries, biscuits, chocolat, crèmes glacées, viennoiseries) et salés (charcuteries, biscuits apéritifs, fromages, sauces, certaines viandes). Ces aliments
ne doivent être consommés qu’occasionnellement en évitant de les associer lors du même repas.
Notre alimentation apporte plusieurs variétés de corps gras :
Les acides gras saturés : ils sont souvent montrés du doigt, c’est pour cela qu’on les surnomme les « mauvaises graisses ». Il existe une relation étroite entre la consommation de ces mauvaises graisses, l’augmentation du taux sanguin de LDL-cholestérol (le mauvais cholestérol) et le risque de développer une maladie cardiovasculaire. On retrouve les acides gras saturés, par exemple, dans la viande grasse (agneau, porc), la charcuterie, les fromages et les laitages non écrémés.
Les acides gras insaturés : quand ils sont consommés en quantité modérée, ils diminuent le cholestérol, donc le risque de faire un accident vasculaire ; c’est pour cette raison qu’on les surnomme les « bonnes graisses ».
Ces bonnes graisses sont présentes dans des produits d’origine végétale (huile d’olive, noix, tournesol, maïs, pépins de raisin, margarine de tournesol ou de maïs) et dans les poissons, surtout les pois- sons gras (saumon, thon, hareng, etc.)
Il faut préciser qu’il y a deux types d’acides gras insaturés : les mono-insaturés et les poly-insaturés.
Apprenez à lire les étiquettes !
Lisez attentivement les étiquettes des produits que vous souhaitez consommer. Les taux de lipides sont presque toujours indiqués. Cela vous aidera à choisir
les produits les moins gras.
Quand la composition des produits est suffisamment détaillée, n’hésitez pas à comparer les étiquettes
de produits de marques différentes pour choisir ceux qui contiennent le moins de cholestérol et de graisses saturées, et favorisez au contraire ceux riches en acides gras insaturés ou essentiels.
CRÈME CARAMEL
Valeurs nutritionnelles moyennes pour : 100 g (1 pot)
Valeur énergétique 522 Kj (124 Kcal)
Protéines 4,8 g
Glucides 20 g dont sucres 17,8 g
Lipides 2,7 g dont acides gras saturés 1,2 g
Fibres alimentaires 0,2 g Sodium 0,05 g
Parmi les acides gras poly-insaturés, on distingue deux familles dont on parle beaucoup et qui sont très à la mode : les Oméga 3 et les Oméga 6. On trouve surtout les Oméga 3 dans le poisson et dans l’huile de colza ou de soja. Quant aux Oméga 6, on les trouve surtout dans l’huile de tournesol ou de maïs.
Les Oméga 3 : ils possèdent de nombreuses vertus pour le système cardiovasculaire et interviennent directement dans la construction des membranes cellulaires, notamment celles des neurones. Ils ont également un rôle dans la vision et les mécanismes de défense de l’organisme (inflammation, allergie). Les Oméga 3 sont des acides gras dits « essentiels » : notre corps est incapable de les fabriquer. C’est pourquoi il faut absolument qu’ils soient apportés par l’ali- mentation.
Les Oméga 6 : ce sont l’acide linoléique et l’acide arachidonique. Ils permettent également de diminuer le taux de mauvais cholestérol.
Oméga 3 et Oméga 6 : le juste équilibre !
Aujourd’hui, nous consommons 15 à 20 fois plus
d’Oméga 6 que d’Oméga 3 ! Alors que la règle est d’en consommer au maximum cinq fois plus. Nous devons consommer environ deux grammes par jour d’Oméga 3.
C’est dire la nécessité de bien choisir nos aliments pour augmenter nos apports en Oméga 3 ! Certaines huiles (noix, colza, soja, germes de blé) et des poissons gras comme le saumon ou le thon sont particulièrement riches en Oméga 3, pensez-y ! [1]
[1] Source : Guide Santé UPSA "Le cholestérol" publié aux éditions Albin Michel disponible en librairie.
