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> Comprendre les maladies hivernales, Rhinite, bronchite et sinusite : Comment peut-on prévenir ces maladies ?


Comment peut-on prévenir ces maladies ?

Les maladies de l’hiver sont généralement plus gênantes que graves. Elles représentent pourtant de nombreuses consultations médicales et prescriptions de médicaments.

Il existe pourtant quelques règles simples pour éviter au mieux les microbes de l’hiver !


Éviter la contamination

Limiter la promiscuité

Évitez par exemple de prendre les transports en commun en hiver peut limiter les risques d’être contaminé par des postillons !

Ne pas transmettre ses propres germes

Tant que vous présentez des symptômes, vous êtes contagieux. Évitez donc de vous toucher le nez ou la bouche pour éviter de transmettre vos virus par une simple poignée de main. Ou alors, lavez-vous les mains !

Attention au mode de garde d’un enfant

Les modes de garde collective sont pour l’enfant un très bon moyen de développer des anticorps dans la mesure où une communauté d’enfants en bas âge est le meilleur « bouillon de culture » qui soit ! Il faut simplement être conscient qu’une mise en collectivité trop précoce (avant 6 mois) et débutée pendant l’hiver, peut être à l’origine d’épisodes infectieux épuisants pour le tout-petit. Chez les enfants fragiles, il faudra privilégier, dans la mesure du possible, les modes de garde individuelle ou en petits groupes de 3 enfants maximum.


Éviter la dissémination dans les voies aériennes

Se moucher souvent

Les voies aériennes communiquent largement entre elles par l’intermédiaire d’orifices et de canaux. Une fois l’agent infectieux installé, il est important d’aider l’organisme à s’en débarrasser : la production de mucus (sécrétion liquide plus ou moins claire s’écoulant par le nez) a pour fonction de favoriser l’élimination des éventuels agresseurs. Il faut donc se moucher souvent, et plutôt dans des mouchoirs en papier (les mouchoirs en tissu sont des nids de microbes !)

Adoptez le mouche-bébé !
Le mouchage est une habitude qui doit être prise le plus tôt possible dans l’enfance. Pour les plus petits, les mouche-bébés permettent de leur moucher le nez facilement.
Ils leur procurent plus de confort (la respiration est facilitée) et participent à l’effort de guérison en éliminant des sécrétions renfermant des germes. Cette élimination par le nez évite également l’écoulement des sécrétions dans l’arrière-gorge, source de dissémination des microbes. Votre pédiatre vous apprendra à vous en servir facilement !



Assainir l’air ambiant

Changer l’air des pièces de vie

Même en hiver, aérez souvent votre maison, votre bureau pour débarrasser l’air des microbes ambiants.

Ne pas « s’enfumer », ni enfumer les autres Le tabac (comme la pollution atmosphérique) est un irritant des voies respiratoires. Il entrave le bon fonctionnement des petits cils situés sur la paroi des bronches. L’évacuation du mucus est perturbée : des virus ou des bactéries peuvent alors s’installer plus facilement.

Il est donc fondamental d’éviter le tabac, pour soi mais aussi pour les autres : le tabagisme passif (tout particulièrement chez l’enfant) agresse les voies respiratoires et perturbe les moyens de défense de l’organisme.


Supprimer les sources d’allergie

Les phénomènes allergiques semblent jouer un rôle dans la répétition des épisodes infectieux.

Allergiques ?
Évitez les situations à risque !

Vous éternuez en présence d’un chat ? Votre nez se bouche après une nuit passée dans une literie infestée d’acariens ?
Votre médecin a sûrement dû diagnostiquer une rhinite allergique. S’il est souvent difficile de se débarrasser de l’allergène (élément qui provoque l’allergie) en cause, il existe des astuces pour éviter les situations à risque.

Contre l’allergie aux acariens :
- Éviter les moquettes, les canapés et les rideaux en tissu ;
- préférez une literie en matière synthétique que vous traiterez avec des produits acaricides ;
- aérez fréquemment votre maison notamment pendant et après le passage de l’aspirateur.

Contre l’allergie aux animaux domestiques :
- Interdisez-lui l’accès aux chambres ;
- lavez-vous les mains après son contact ;
- lavez-lui fréquemment son pelage ;
- évitez les moquettes qui retiennent longtemps les allergènes déposés par l’animal, préférez un parquet ou un carrelage au sol ;
- nettoyez régulièrement la maison.



Se faire vacciner

La vaccination, quand elle existe, représente actuellement le seul moyen de prévention incontestablement efficace de certaines maladies virales. On procède en administrant un fragment inoffensif de virus à un sujet pour lui faire fabriquer des anticorps, dirigés contre le virus, et lui permettre de le neutraliser s’il le rencontre par la suite.

Ce processus est le même que lorsque la personne est infectée par le virus « entier », à la différence près que la vaccination ne développe pas la maladie. La durée de l’immunité acquise varie selon les vaccins et les maladies.

À virus mutant, vaccination tous les ans !

Ce pourrait être une phrase issue de la sagesse populaire, c’est en tout cas la réalité scientifique de la grippe. En effet, les virus de la grippe ont la particularité de muter très facilement : la vaccination réalisée une année aura peu de chances d’être efficace l’année suivante, le virus responsable ayant de grandes chances de n’être plus tout à fait le même !

On recommande généralement aux personnes âgées de se faire vacciner contre la grippe tous les ans car elles représentent la partie de la population la plus exposée aux complications de cette maladie.

Il faut noter que le fait d’être vacciné n’exclut pas de rencontrer, au cours de l’hiver, une autre espèce de virus grippal, contre lequel le vaccin n’était pas dirigé. Dans ce cas de figure, une grippe peut se déclarer, mais elle sera beaucoup moins intense qu’en l’absence totale d’immunité vaccinale.

Existe-t-il des vaccins contre les bactéries ?
Depuis quelques années on a vu apparaître des vaccins contre les bactéries. Certains germes sont en effet responsables de maladies infectieuses gravissimes (comme la méningite à haemophilus) difficilement contrôlables, même par un traitement antibiotique.

D’autres, comme le pneumocoque, tendent à devenir moins sensibles aux antibiotiques courants (voire moins courants).

Dans ces situations, il peut s’avérer opportun de prévenir la survenue de l’infection en induisant une immunité vaccinale, tout particulièrement chez des personnes fragiles. Parlez-en à votre médecin ! [1]



[1] Source : Guide Santé UPSA "Rhinite, bronchite,sinusite ..." publié aux éditions Albin Michel disponible en librairie.