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> Cancer du sein et quotidien : Comment parler de son cancer ?
Vivre avec un cancer est difficile. Partager avec vos proches
Parler de sa maladie est quelquefois difficile... Il est naturel de ne pas vouloir inquiéter ceux que l’on aime.
Vous vous demandez quand et comment dire les choses, comment exprimer votre angoisse... Pourtant, les personnes qui l’ont fait l’attestent : parler à quelqu’un en toute confiance et dialoguer avec leurs proches les a soulagées et aidées à faire face à la situation.
Votre entourage peut vous aider !
Les femmes qui ont parlé de leur maladie avec leurs proches témoignent du bien être qu’elles en ont retiré :
Elles affirment qu’elles avaient mésestimé la capacité de leur famille ou de leur entourage à les comprendre, les aider et à supporter le choc au moment de l‘annonce du cancer. Parler de sa maladie permet de partager les inquiétudes de chacun et surtout les espoirs.
Le moment opportun pour parler de sa maladie est particulier à chaque personne : certaines souhaitent parler dès l’annonce du diagnostic, d’autres préfèrent attendre le moment de l’opération.
Certains conjoints proposent spontanément une aide pour les tâches de la vie quotidienne. L’entourage proche se sent alors utile et cela peut favoriser la communication.
Il peut être réconfortant de se faire accompagner par un de ses proches, si celui-ci le souhaite bien entendu, lors des consultations ou des soins. C’est souvent l’occasion de se parler à cœur ouvert. Vous vous sentirez mieux épaulée pendant votre traitement.
A qui peut-on parler de sa maladie ?
A tous ceux à qui vous souhaitez en parler : famille et amis.
C’est à vous seule de décider à qui et à quel moment vous souhaitez parler de votre maladie. Le conjoint est bien souvent la première personne à qui l’on se confie, mais on peut parfois choisir d’en parler à quelqu’un d’autre.
Vous pouvez aussi partager vos sentiments ressentis avec d’autres patientes.
Pour parler de sa maladie, la difficulté est de réussir à dire ce que l’on ressent tout en tenant compte de ce que l’autre peut entendre. Si cela vous est trop difficile, votre conjoint ou une amie proche peut aborder le sujet à votre place avec les personnes que vous souhaitez informer.
Peut-on parler de sa maladie à ses enfants ?
Oui, si vous le souhaitez. Les enfants, même jeunes, peuvent beaucoup mieux comprendre qu’on ne le croit généralement.
Il est bon d’utiliser des mots en rapport avec leur âge et, au besoin, vous pouvez vous faire aider par votre médecin ou par leur enseignant pour leur donner des explications simples et claires.
En fait, ils seraient beaucoup plus angoissés de sentir qu’on leur cache un événement important.
Puis-je emmener mes enfants dans mon centre de soins ?
Oui. S’ils en expriment le désir et lorsque c’est autorisé, il n’y a aucune raison de le leur refuser.
Ils connaîtront ainsi les lieux des soins et les personnes qui s’occupent de vous. Ils pourront également y trouver les réponses à certaines questions qu’ils se posent.
Comment demander des conseils à mon médecin ?
Une fois que la période du diagnostic et des premiers traitements est passée, les consultations avec votre médecin sont souvent plus brèves et destinées à s’assurer que votre traitement se déroule comme prévu. Certaines personnes désirent parler avec leur médecin un peu plus longuement ; dans ce cas, un rendez-vous spécialement demandé dans ce but est recommandé.
Quand peut-on avoir besoin d’un psychologue ou d’un psychiatre ?
Une aide psychologique peut être très utile et complémentaire de l’aide apportée par vos proches.
Parfois, vous pouvez ressentir au cours de la maladie des moments de découragement ; il est alors conseillé de ne pas trop attendre pour consulter. Si besoin, votre équipe soignante saura vous aider dans la recherche de votre interlocuteur privilégié.
“La réaction de mon enfant adolescent est déconcertante”
Les réactions de certains adolescents face à la maladie de leur mère peuvent être déroutantes. C’est leur façon à eux d’exprimer leur peine à une période délicate de leur vie.
Votre enfant est peut-être encore plus agressif en ce moment, ou semble au contraire absent ou indifférent à votre maladie. C’est une façon fréquente de réagir à l’adolescence. Il est souvent suffisant de lui montrer, sans forcément recourir aux mots, mais plutôt par votre attitude, que vous le comprenez et que vous savez qu’il vous aime.
Les adolescents ont souvent besoin de s’évader du cercle familial. Votre enfant pourra préférer confier ses inquiétudes à un(e) ami(e) de son âge ou à un autre adulte en qui il a confiance, l’un de ses professeurs par exemple. L’encourager discrètement à continuer ainsi sur la voie du dialogue peut lui être bénéfique. Avec un peu de patience, votre enfant reviendra naturellement vers vous.
